11/04/07

الهدوء يعود للدار البيضاء والشرطة تلاحق عشرة مطلوبي



عاد الهدوء الحذر إلى مدينة الدار البيضاء, فيما لا يزال الأمن المغربي يقوم بعمليات دهم وتفتيش عقب تفجير ثلاثة انتحاريين أنفسهم أمس خلال مطاردة مع الشرطة, ومقتل رابع برصاص الشرطة.
وأفادت مراسلة الجزيرة في المغرب بأن أحد الانتحاريين الثلاثة ويدعى أيوب الرايدي هو شقيق مفجر مقهى الإنترنت الذي وقع بنفس المدينة الشهر الماضي.
وقالت مصادر أمنية أنها لاتزال تبحث عن عشرة "إرهابيين" بالدار البيضاء وصفوا بأنهم "شديدو الخطورة" وقالت إنهم "على استعداد لتفجير أنفسهم كما فعل أولئك بالأمس".
تفاصيل الانفجارات
وكان مساعد لقائد شرطة المدينة ذكر "أن قوات الأمن كانت تلاحق ثلاثة رجال كانوا يخططون لتنفيذ اعتداءات بالدار البيضاء وحاصرت طوال الليل المنزل الذي تحصنوا فيه" بحي الفداء.
وأوضح أن انتحاريا خرج من المنزل وهو يحمل سيفا وحزاما ناسفا وهدد رجال الشرطة بتفجير نفسه, فقتلوه بعد أن أطلقوا عليه عيارات تحذيرية.

وأشارت الشرطة بأن الرجل الذي قتله رجال الأمن هو محمد منتالا المعروف باسم وردة أما الأخر فيدعى محمد الرشيدي وهما ملاحقان بتهمة الانتماء لخلية ضالعة في قتل شرطي بالدار البيضاء في عام 2003.
وبعد ظهر أمس استمر الطوق الأمني المفروض على الحي، حيث قتل مفتش في الشرطة عندما فجر انتحاري ثالث نفسه على بعد 150 مترا من الانفجار السابق.
وأوضح مصدر أمني أن الانفجار الأخير وقع مساء أمس, حيث فجر الانتحاري عبوة ناسفة كان يحملها ما أدى إلى جرح شرطيين وموظف في دائرة الشرطة وشاب وامرأة.
تفجير مارس
وكان عبد الفتاح الرايدي فجر عبوة كان يحملها في 11 مارس/آذار الماضي عندما حاول صاحب مقهى إنترنت توقيفه. وأدى الانفجار حينها إلى إصابة شريكه يوسف الخدري وثلاثة من رواد المقهى.
وأوضحت الشرطة أن الرجلين اللذين نفذا الهجوم على المقهى، لم يكونا ينويان مهاجمته وإنما توجها إليه لإجراء اتصالات مع باقي أفراد الشبكة.

وأكد المصدر ذاته أن هذه الشبكة عبارة عن "منظمة إرهابية ناشئة يمولها مغاربة لتنفيذ اعتداءات ضد مرفأ الدار البيضاء، حيث مقر ثكنة تابعة لوزارة الداخلية ومراكز عدة للشرطة".

يُذكر أن الشرطة اعتقلت 31 شخصا في إطار التحقيقات في تفجير مقهى الإنترنت، ومازالت تلاحق متهمين آخرين.

وأضاف المصدر أن انتحاريا ثانيا سمع دوي الانفجار على سطح مبنى مؤلف من طابقين حين كان يختبئ, ثم قفز إلى سطح مبنى مجاور وفجر نفسه

22/03/07

L'ONU s'inquiète de la situation pathétique des réfugiés irakiens


Bagdad, 3 R.Awwal/22 mars (IINA)-Quatre ans après le début de l'invasion de l'Irak, le 20 mars, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a tenu à signaler les difficultés croissantes auxquelles font face les populations réfugiées dans la région, rappelant qu'environ 730 000 Irakiens ont fui leur maison depuis le début de l'année.
"Il devient quasiment impossible d'obtenir de l'aide ou un refuge dans les pays frontaliers", a indiqué un porte-parole du HCR, Ron Redmond. "Beaucoup de ceux qui ont fui vers d'autres régions d'Irak sont à bout de ressources et les communautés qui les accueillent doivent aussi lutter pour absorber le nombre croissant de personnes déplacées", a-t-il ajouté.
Un autre porte-parole du HCR, Peter Kessler, cité par la BBC, parle même de "déni abject" de la part de la communauté internationale autour de la situation des réfugiés. "Il faut que les gouvernements s'investissent sur les problèmes de santé, d'éducation", ajoute-t-il. Deux millions d'Irakiens sont aujourd'hui réfugiés dans les pays limitrophes, estime le HCR, la majorité d'entre eux ayant rejoint la Syrie et la Jordanie. Il y a en outre environ 1,9 million d'autres personnes qui sont déplacées à l'intérieur de leur pays, toujours selon l'agence de l'ONU, qui souligne qu'un quart d'entre elles seraient des enfants.
"Si la guerre se prolonge", avertit Peter Kessler, "il faudra s'attendre à davantage de mouvements de population vers l'ouest", avec le risque que de nombreuses provinces ferment purement et simplement leurs frontières.
Le HCR organisera, les 17 et 18 avril à Genève, une conférence internationale pour étudier les moyens de faire face à ce déplacement de population, le plus important au Moyen-Orient depuis 1948.

20/03/07

Irak/Guerre: Les Irakiens souffrent des misères pendant que le pays marque le quatrième anniversaire de la guerre Par Abdul-Wahab Kashif


Bagdad, 1er R.Awwal/20 mars (IINA)-La violence au quotidien et le massacre des civils innocents continuent à infester l'Irak qui marque le quatrième anniversaire de la guerre aujourd'hui. L'invasion dirigée par les Etats-Unis a apporté la misère et la destruction au pays riche en pétrole. L'invasion et la guerre de quatre ans ont transformé l'Irak en un pays des plus instables et des moins sûrs au Moyen-Orient. Les Irakiens font face à une catastrophe humanitaire et sont devenus des victimes des attaques terroristes quotidiennes.

La plus grande tragédie à laquelle font face les Irakiens après l'invasion c'est les attaques terroristes et les explosions des bombes qui ont lieu quotidiennement, principalement dans des endroits publics y compris des marchés et des rues. Des centaines de milliers de civils, y compris des femmes et des enfants, ont été tués dans la violence incessante, et ils incluent aussi bien des Sunnites que des Chiites. Un grand nombre de policiers, de soldats et de fonctionnaires irakiens sont également devenus des cibles des attaques terroristes. La plupart d'Irakiens vivent dans la crainte et mènent une vie malheureuse sans assez de nourriture et d'autres nécessités de base.
La plupart des infrastructures de l'Irak, y compris des routes, des ponts, des édifices gouvernementaux ont été détruites pendant la guerre dirigée par les Etats-Unis et dans les attentats terroristes. La guerre, et la violence et la misère qui l'accompagne, ont forcé presque quatre millions d'Irakiens à fuir leurs maisons pour devenir des réfugiés dans les pays voisins. Un flux régulier de réfugiés continue à se déverser dans les pays voisins. La Jordanie a été l'une des destinations les plus cherchées et abrite maintenant plus de 700.000 réfugiés irakiens, et selon certaines estimations, voire même plus d'un million. Il n y a que la Syrie, qui compte au moins un million de réfugiés irakiens, qui dépasse la Jordanie.
Si nous examinons qui sont les principaux coupables ayant apporté ces misères et ces difficultés sans précédent à la nation et au peuple de l'Irak, nous pouvons voir qu'ils sont trois: le Président George Bush des Etats-Unis, l'ancien Président irakien Saddam Hussein et le chef d'Al Qaeda, Osama Bin Laden.
Bush a envahi l'Irak sans la moindre justification valable. Sa seule et principale excuse pour faire la guerre contre l'Irak était une allégation sans fondement que le régime de Saddam possède des armes de destruction massive. Saddam Hussein a dirigé le pays d'une main de fer, tuant des milliers de civils innocents sans cause juste. Il a également créé plusieurs ennemis aussi bien à l'intérieur du pays qu'à l'extérieur. La violence sans arrêt en Irak actuellement est attribuée principalement à ceux qui suivent Osama Bin Laden.

OCI/Francophonie: Plus de 200 millions de francophones dont des musulmans célèbrent le 20 mars la Journée internationale de la Francophonie


Plus de 200 millions de francophones des cinq continents, dont des musulmans de 18 Etats membres de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI), célèbrent la Journée internationale de la Francophonie. Le français est avec l'anglais la seule langue utilisée sur tous les continents. Il est la neuvième langue parlée dans le monde derrière le chinois, l'anglais, le hindi, l'espagnol, le russe, l'arabe, le bengali et le portugais.
La langue française est l'une des six langues de travail de l'Organisation des Nations Unies, et des trois langues de travail (arabe, anglais, français) de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) qui compte parmi ses 57 Etats membres, 13 pays africains où le français est la langue officielle et cinq pays arabes où la langue de Molière est parlée (Algérie, Liban, Maroc, Mauritanie et Tunisie). Dans les pays africains où les langues locales sont multiples, le français est un moyen de communication entre les gens de groupes linguistiques différents. La langue française favorise ainsi la compréhension et le rapprochement qui contribuent au renforcement de la fraternité et de l'amitié. Face aux langues africaines orales, le français fait partie des langues écrites dont se servent les Africains. D'ailleurs dans les pays africains francophones, c'est la langue la plus couramment enseignée dans les écoles ouvrant ainsi les portes du savoir aux jeunes africains dont les plus brillants des écoles, même des villages, parviennent à poursuivre leurs études dans des grandes écoles, notamment en France, au Canada, en Belgique.
L'idée de constituer un regroupement de pays francophones, à l'instar du Commonwealth qui regroupe les pays anglophones attachés autrefois à la Couronne britannique, a été d'abord mise en avant par les présidents Léopold Sédar Senghor (Sénégal), Habib Bourguiba (Tunisie), Diori Hamani (Niger) ainsi que par le Prince Norodom Sihanouk (Cambodge). A leur initiative, a été créé en 1970 à Niamey, au Niger, le premier organisme francophone multilatéral, l'Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT), chargée de développer des programmes de coopération culturelle et économique au profit des pays francophones du Sud.
L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dont le secrétaire général est l'ancien Président sénégalais, Abdou Diouf, compte aujourd'hui 68 Etats et gouvernements membres et 13 pays observateurs. La population totale des Etats et gouvernements membres de l'OIF est de 803 millions.

Pièges à la Une

CNN et « l’ennemi musulman »



Le 7 novembre 2006, lors des élections de mi-mandat, les électeurs du Minnesota ont élu le démocrate Keith Ellison à la Chambre des représentants états-unienne. La particularité de ce résultat est que M. Ellison est le premier musulman à être élu au Congrès. Or, dans un pays où l’appartenance religieuse est considérée comme un élément de la vie publique et où le gouvernement a construit médiatiquement la figure « du » musulman-terroriste, cette élection n’est pas neutre. C’est pourquoi le député du Minnesota a été sommé de prouver sa fidélité aux États-Unis dans une interview diffusée sur CNN. Ainsi, le journaliste Glenn Beck a demandé au nouvel élu : « Ok, ne vous offusquez pas et je connais des musulmans. J’apprécie les musulmans. J’ai été dans des mosquées. Je ne crois vraiment pas que l’islam est une religion maléfique. Je… vous le savez bien… Je crois qu’elle a été détournée, très franchement. Mais tout en disant ça, vous êtes un démocrate. Vous dites « Il faut partir [d’Irak] » et je dois vous demander, je suis nerveux de faire cette interview avec vous à cause de ce que je ressens en vous disant ça : « Monsieur, prouvez-moi que vous ne travaillez pas avec nos ennemis ». »(voir l’intégralité de l’interview en anglais ici).

Passons sur les circonvolutions politiquement correctes qui précèdent la question en elle-même et sur ce qu’elles révèlent ou non de la gêne réelle ou de façade du présentateur. Cette question est avant tout l’illustration du climat intellectuel qui réside actuellement aux États-Unis. Aujourd’hui, même si des précautions d’usage sont encore de rigueur quand on la pose (et ces précautions ne sont peut-être d’usage qu’avec un élu), la fidélité des citoyens musulmans aux États-Unis apparaît comme une question qu’il est nécessaire de poser. Dans les représentations médiatiques post-11 septembre, chaque musulman est devenu un allié potentiel « du » terrorisme et le sophisme de Daniel Pipes (« Tous les musulmans ne sont pas des terroristes mais tous les terroristes sont musulmans ») fait partie intégrante de la réflexion des figures des médias états-uniens.

Dans un tel contexte, la réponse de M. Ellison, toute en langue de bois patriotique, importe peu. Ce qui compte, c’est que la question ait été posée et que l’interrogation apparaisse donc comme légitime (d’ailleurs, le nouvel élu ne s’insurge pas). L’industrie du divertissement a posé de longue date l’image du musulman/arabe ennemi, les néoconservateurs la martèlent et, aujourd’hui, les médias mainstream posent ouvertement la question de la « double allégeance » de leurs concitoyens musulmans.
La question posée par M. Beck est la confirmation de l’état d’avancement du processus de diabolisation des musulmans aux États-Unis et de l’unanimisme des élites états-uniennes autour d’idéologie post-racialiste du « Choc des civilisations ».

Huit légendes médiatiques sur l’Irak


« En 1991 l’Irak a massacré des Chiites qui s’étaient soulevés contre le régime. Selon les estimations du gouvernement états-unien, de 30 000 à 60 000 Chiites ont été tués. »

Les opposants au régime irakien ont mené une offensive contre le pouvoir en 1991, après la campagne de bombardements de la coalition internationale. Mais, comme en témoigne, entre autres, Jawad Bashara, un proche du Parti communiste irakien et membre du Forum irakien qui réunit des opposants à Saddam Hussein installés à Paris : « En 1991, le soulèvement populaire avait libéré quatorze grandes villes et la moitié de Bagdad, mais les Américains ne voulaient pas d’un pouvoir alternatif dominé par les Chiites, sous prétexte qu’ils pourraient faire une alliance avec l’Iran. Ils ont desserré le blocus autour de la garde républicaine et lui ont permis d’utiliser les armes de destruction massive, les missiles sol-sol, l’aviation, tout ce qui était interdit par les accords de cessez-le-feu, pour réprimer le soulèvement dans le sang. » [1].
La réalité est plus complexe que la propagande. La politique des Etats-Unis dans cette région est dominée, depuis la révolution khomeyniste, par la volonté d’affaiblir les mouvements chiites en général et l’Iran en particulier. C’est pourquoi, les Etats-Unis ont financé et armé le régime de Saddam Hussein pour qu’il attaque l’Iran. puis, après la guerre du Golfe, ils ont continué à instrumentaliser le régime de Saddam Hussein, cette fois pour réprimer les mouvements chiites irakiens.

- Objectif : faire de Saddam Hussein un nouveau Staline en lui attribuant la responsabilité exclusive d’une répression de masse.

« Saddam Hussein a gazé plus de 5 000 Kurdes à Halabja en 1988 »

Les seules informations dont nous sommes sûrs est qu’une bataille entre l’Iran et l’Irak a eu lieu dans la zone d’Halabja, que les deux camps ont utilisé des gaz de combat interdits et que des civils kurdes, pris entre deux feux, ont été tués par ces gaz.
Le massacre d’Halabja n’avait pas soulevé de protestation de la communauté internationale, en mars 1988. À l’époque, il était admis que les civils avaient été tués « collatéralement » à la suite d’une erreur de maniement des gaz de combat. Deux ans plus tard, lorsque la guerre Irak-Iran prit fin et que les Occidentaux cessèrent de soutenir Saddam Hussein, le massacre d’Halabja fut attribué aux Irakiens. Un rapport classifié de l’Army War College démontra, en 1990, que cette imputation était peu crédible. Le Washington Post du 4 mai 1990 le résuma en ces termes : « L’affirmation iranienne du 20 mars [1990] selon laquelle la plupart des victimes d’Halabja a été empoisonnée par du cyanide a été considérée comme un élément clé [...]. Nous savons que l’Irak n’utilise pas de gaz cyanide. Nous avons une très bonne connaissance des agents chimiques que les Irakiens produisent et utilisent, et nous savons ce que chacun ne fait pas. »
Récemment, Stephen C. Pelletiere, un analyste politique pour l’Irak à la CIA pendant la guerre Iran-Irak puis professeur à l’Army War College qui participa à la rédaction du rapport, rappela dans le New York Times que le massacre d’Halabja était un crime de guerre, probablement commis par l’armée iranienne, et non un crime contre l’humanité commis par l’armée irakienne. Et, qu’en aucun cas, il ne s’est agit de l’assassinat délibéré de populations civiles (voir le résumé de la tribune libre de Stephen C. Pelletiere dans Tribunes libres internationales).

- Objectif : faire de Saddam Hussein un nouvel Hitler en lui imputant des crimes contre l’humanité.

« Bagdad prétend qu’en douze ans l’embargo a causé la mort de centaines de milliers d’enfants et de personnes âgées alors qu’elles ont été victimes du régime de Saddam Hussein. »

Les sujets de presse sur les sanctions infligées à l’Irak commencent souvent par « Saddam prétend que... ». En fait, il existe, en la matière, des rapports précis provenant d’organisme internationaux reconnus.
Dès mars 1996, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) publiait un rapport alarmant sur dégradation de la situation sanitaire en Irak (Rapport - Synthèse). L’OMS attribuait directement aux sanctions l’augmentation de 600 % de la mortalité juvéno-infantile depuis 1990.
L’OMS impute également à l’embargo le développement et la réapparition de maladies infantiles qui étaient en voie de disparition. L’Unicef a publié un rapport en août 1999 montrant que les sanctions contre l’Irak ont contribué à la mort de 500 000 enfants.

- Objectif : masquer la responsabilité des États-Unis et du Royaume-Uni dans le maintien de l’embargo et occulter que ce maintien est un crime contre l’humanité.
En une occasion cependant, la responsabilité états-unienne avait été reconnue et assumée. On se souvient, en effet, que le 12 mai 1996, Madeleine Albright, alors secrétaire d’État, avait été interrogée sur les conséquences des sanctions par la journaliste Leslie Stahl qui lui demandait :
« Nous avons entendu qu’un demi-million d’enfants [en] sont morts. C’est supérieur au nombre d’enfants tués à Hiroshima. Est-ce que cela en valait vraiment la peine ? »
Mme Albright avait répondu : « Je pense que c’est un choix très difficile, mais nous pensons que cela en vaut la peine » [2].

« Mauvaise foi de Saddam Hussein : il prétend qu’en 1998, les inspecteurs de l’ONU étaient des espions. »

C’est aussi ce qu’affirmait le New York Times à la « Une », le 7 janvier 1999 : « Des officiels états-uniens ont déclaré aujourd’hui que des espions américains ont travaillé secrètement dans les équipes d’inspecteurs des Nations Unies. » [3]
Le 6 janvier 1999, le Boston Globe rapportait, quant à lui, que des agents secrets états-uniens « ont mené une ambitieuse opération d’espionnage conçue pour pénétrer les services de renseignement irakiens et suivre les mouvements du leader irakien Saddam Hussein, selon des sources des États-Unis et de l’ONU ». [4]
Le Washington Post du 2 mars suivant a indiqué en première page que les États-Unis « ont infiltré des agents et du matériel d’espionnage pendant trois ans au sein des équipes d’inspection en armement de l’ONU en Irak afin de surveiller l’armée irakienne, à l’insu des Nations Unies. » [5]
L’information fut mise en doute, mais lorsque la presse demanda un démenti officiel, « les porte-parole de la CIA, du Pentagone, de la Maison Blanche et du Département d’État ont refusé de démentir catégoriquement » (Washington Post du 2 mars 1999). [6]
En septembre 1991 déjà, l’ONU avait adressé une « réprimande publique » à David Kay, un inspecteur états-unien de la commission spéciale de désarmement en Irak, accusé de fournir des informations directement à Washington avant l’ONU [7]

- Objectif : faire croire que l’Irak n’a jamais véritablement accepté les inspections.

« Les inspecteurs de l’ONU ont été expulsés par l’Irak, en 1998. »

Informé d’une campagne de bombardement imminente, Richard Butler, le chef des inspections de l’époque, a décidé de retirer son personnel (Opération « Renard du désert » lancée le 16 décembre, 415 missiles de croisière tirés, 600 bombardements).
Relatant ce retour, le Washington Post du 18 décembre 1998 écrit : « Butler a ordonné à ses inspecteurs d’évacuer Bagdad, anticipant une attaque militaire, mardi soir » [8]. Confirmant qu’il s’agit bien d’un départ volontaire et non d’une expulsion, USA Today du 17 décembre 1998 rapporte que « l’ambassadeur russe, Sergei Lavrov, a critiqué Butler pour son évacuation des inspecteurs d’Irak, mercredi matin, sans demander l’autorisation au Conseil de sécurité ». [9]

- Objectif : prétendre que Saddam Hussein a volontairement interrompu les inspections pendant plusieurs années pour reconstituer son arsenal à l’abri des regards.

Début 2003, l’Irak dispose de missiles à longue-portée.

Lors d’une rencontre avec Jose Maria Aznar le 22 février 2003, George W. Bush a évoqué les missiles irakiens Al-Samoud 2 comme des missiles à longue-portée. En fait, les missiles incriminés figuraient dans la déclaration de 12 000 pages remise par l’Irak à l’ONU, le 7 décembre 2002. Dans une interview au Monde, Corinne Heraud, une inspectrice française de l’ONU explique qu’en octobre 2002 déjà, Bagdad avait déclaré que certains essais avaient dépassé la limite de 150 km.
Lorsque, à la demande d’Hans Blix, un groupe d’experts a rendu ses conclusions sur les Al-Samoud 2, le 12 février, John Negroponte ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, a qualifié l’information de « découverte » de « missiles violant les résolutions de l’ONU », suggérant qu’il s’agissait d’une trouvaille inédite. Cette mise en scène, sous forme de scoop, a été reprise par de nombreux médias . Ainsi, la RTBF ou RFI entre autres, présentaient le 12 février comme une révélation « exclusive » ce qui n’était que la confirmation officielle de ce que l’Irak avait déclaré plusieurs mois auparavant.
Selon Associated Press, Hans Blix aurait annoncé en janvier que 40 essais avaient été effectués sur les missiles al-Samoud 2. Treize tirs auraient dépassé les 150 kilomètres autorisés par la résolution 687 et seul un tir aurait atteint 182 kilomètres. Le dépassement des 150 km est dû, selon Tarek Aziz vice-Premier ministre irakien, au fait que ces tests ont été effectués avec des vecteurs non chargés (ils peuvent transporter jusqu’à 300 kg de charge) et non équipés de dispositifs de guidage.
L’ambassadeur irakien auprès de Nations Unies, a déclaré le 12 février que son gouvernement souhaitait qu’une commission vienne vérifier la portée réelle des missiles.

- Objectif : faire croire que l’Irak représente aujourd’hui une menace pour ses voisins.

« L’Irak n’est pas autorisé à survoler les "zones d’exclusion aérienne" recouvrant les 2/3 de son territoire. »

Les zones d’exclusion aérienne qui comprennent les parties de l’Irak situées au nord du 36ème parallèle et au sud du 32ème parallèle ont été imposées par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, 18 mois après la guerre du Golfe. Depuis, la France est revenue sur sa position et a dénoncé ces zones. Le 3 septembre 1996, les États-Unis ont décidé unilatéralement d’étendre la zone du 32ème au 33ème parallèle.
Au regard du droit international et en vertu de l’article 51 de la Charte des Nations Unies, l’Irak conserve le droit de se défendre sur l’ensemble de son territoire, y compris au dessus des zones déclarées « d’exclusion aériennes » par les États-Unis.

- Objectif : donner une apparence de légitimité aux raids aériens britanno-états-uniens contre les positions défensives irakiennes dans les zones d’exclusion aérienne.

« La guerre permettra de désarmer efficacement l’Irak. »

De 1991 à 1998, la première série d’inspections a permis d’éliminer bien plus d’armes que les six semaines de bombardements. En 1994, l’AIEA se déclarait « convaincue que, par suite des mesures de destruction, d’enlèvement et de neutralisation, qui ont été prises jusqu’ici, il n’est matériellement plus possible à l’Iraq de produire des armes nucléaires ou des matières utilisables dans les armes nucléaires ».
Selon l’États-unien Scott Ritter, ancien inspecteur de l’UNSCOM, « depuis 1998, l’Irak est grosso modo désarmé : de 90 à 95 % de ses capacités en armes de destruction massive ont été éliminées, et ce de façon vérifiable »Interview dans The Guardian.

- Objectif : justifier l’attaque contre l’Irak.

De nombreuses références reprises dans cet article ont été trouvées sur le site du collectif FAIR« Fairness & Accuracy In Reporting »

19/03/07

Etats-Unis/OCI: un forum informel de l'OCI à Washington pour discuter des préoccupations monde musulman-Etats Unis


Washington DC, 28 Safar/18 mars (IINA)-
Les représentants de 57 Etats membres du plus grand groupe islamique, l'Organisation de la conférence islamique (OCI), ont participé récemment à un forum informel à Washington pour discuter de préoccupations communes, dont l'amélioration des relations entre le monde musulman et les Etats-Unis, ont indiqué des diplomates.
Composé d'ambassadeurs des Etats membres de l'OCI dont l'Arabie Saoudite, la Malaisie, l'Egypte, la Syrie et la Jordanie, le forum pourrait également agir en tant que plateforme rare pour l'échange de vues entre les ambassadeurs musulmans et Washington.
C'est la sous-secrétaire d'Etat américaine pour les Affaires publiques, Karen Hughes, notamment chargée par l'administration Bush de redorer l'image des Etats-Unis dans le monde musulman, qui a inauguré cette réunion. "Mon grand espoir est que les propositions de ce nouveau groupe de travail soient constructives" a dit Karen Hughes.
Ce forum informel s'est tenu à l'initiative de la Malaisie qui assure la présidence du sommet de l'OCI. L'ambassadrice de la Malaisie aux Etats-Unis, Rajmah Hussein, a dit que non seulement ce forum servirait de plateforme pour les échanges de vue entre les pays musulmans et les Etats-Unis, mais permettrait également aux représentants des pays musulmans de promouvoir et de défendre la religion musulmans et les pays de musulmans dans cet environnement de plus en plus hostile envers l'Islam et la Oummah islamique. Elle a dit que "c'était le moment opportun pour les diplomates des pays musulmans de corriger les mauvaises perceptions au sujet de l'Islam en Amérique, et d'exprimer leurs soucis concernant les tendances anti-islamiques à Washington et dans le pays."

More Christians convert to islam in Germany

18/03/07

Palestine/Gouvernement: Bon accueil de la communauté internationale au nouveau gouvernement d'union


Gaza, 28 Safar/18 mars (IINA)-L'union européenne et plusieurs pays occidentaux se sont joints au monde arabe et musulman pour accueillir favorablement le nouveau gouvernement palestinien d'unité regroupant les deux principaux partis, le Fatah et le Hamas, qui s'efforcera de briser un embargo occidental asphyxiant, et qui a prêté serment samedi après avoir été confortablement investi par le Parlement.
L'équipe, formée d'islamistes du Hamas, de nationalistes du Fatah et, aux portefeuilles sensibles de l'Intérieur, des Affaires étrangères et des Finances, de personnalités indépendantes, a été approuvée par 83 députés sur les 87 ayant participé au débat en duplex entre Ramallah et Gaza.
L'Union européenne a salué l'investiture du nouveau gouvernement d'unité mais elle a rappelé les principes énoncés par le Quartet et a précisé que la reprise de son aide directe serait conditionnée par l'évaluation qui sera faite du programme du gouvernement et de ses actions.
Selon des diplomates, l'Union européenne envisage de reprendre son aide directe en la faisant transiter par le nouveau ministre des Finances, Salam Fayyad, considéré comme un modéré.
Alors que la Norvège a annoncé le rétablissement des relations politiques et économiques avec le nouveau gouvernement palestinien, le coordinateur des Nations unies pour le Moyen-Orient, Albert de Soto, et la ministre des Affaires étrangères britannique Margaret Beckett ont tous deux évoqué "un pas important dans la bonne direction".
L'Egypte, le Qatar, et le Yémen ont demandé au quartet de lever le gel de l'aide à la Palestine.
Washington a réagi froidement à l'investiture du nouveau gouvernement d'union nationale palestinien, relevant des parties "inquiétantes" dans son programme et se disant "déçue" par le discours du Premier ministre Haniyeh.

Yémen/PAM: Plus d'un million de bénéficiaires d'un nouveau projet du PAM au Yémen


Sanaa,26 Safar/16 mars (IINA)-Le gouvernement yéménite, représenté par Son Excellence Abdul Kareem Ismail Al-Arhabi, Ministre du Plan et de la Coopération Internationale, et le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM), représenté par Mohamed El Kouhene, directeur du PAM au Yémen, ont signé récemment un Plan d’Action de Programme Pays pour la période 2007-2011. Ce programme, qui doit contribuer à réduire la pauvreté, l’insécurité alimentaire et la malnutrition ainsi que la discrimination sexuelle dans l’accès à l’éducation, bénéficiera à plus d’un million de Yéménites.
Le Programme Pays quinquennal, d’un coût total de 48 millions de dollars US, ciblera particulièrement l’accès des filles à l’éducation, ainsi que l’amélioration de l’état nutritionnel et sanitaire des enfants mal nourris de moins de cinq ans, des mères enceintes et allaitantes et des personnes atteintes de tuberculose ou de la lèpre.
« L’insécurité alimentaire au Yémen atteint des proportions de crise : plus de la moitié des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition. Le PAM, en partenariat avec le gouvernement yéménite et d’autres organisations de l’ONU, prendra toutes les mesures nécessaires pour faire baisser cette proportion » a déclaré M. El Kouhene.
La rareté des ressources naturelles, ajoutée à l’un des taux de croissance démographique les plus élevés au monde conduit le pays à subir des difficultés économiques. Plus de quarante pour cent de la population vit avec moins de deux dollars par jour et plus de soixante-dix pour cent vit en zone rurale, où la production agricole en stagnation a eu pour conséquence une extrême pauvreté et un taux de chômage élevé.
L’une des tâches du PAM au titre du projet sera de fournir des rations alimentaires pour inciter les familles à envoyer leurs enfants, notamment les filles, à l’école primaire, puis de les inscrire dans le secondaire.
« Les filles ont autant besoin d’aller à l’école que les garçons. En tant qu’acteur de la société, elles représentent au moins la moitié de l’avenir de ce pays et garantissent que le pays ira de l’avant » a ajouté M. El Kouhene.
L’inégalité des sexes dans l’accès à l’éducation est un problème très important dans les écoles primaires : les filles sont scolarisées à 61 % et les garçons à 86 %. L’illettrisme chez les filles de plus de quinze ans atteint aujourd’hui 71,5 %.
« Les donateurs ont été généreux pour le financement des opérations du PAM au Yémen. Avoir les ressources nécessaires pour un nouveau projet, entièrement ciblé sur les femmes et les filles, nous permettra de travailler avec le gouvernement pour changer véritablement la vie de centaines de milliers de Yéménites» a souligné M. El Kouhene.
Le PAM a fourni l’équivalent de 400 millions de dollars d’aide alimentaire au Yémen depuis 1967, lors de sa scission entre la République arabe du Yémen et la République démocratique du Yémen, au sud.
Ce nouveau Programme Pays a déjà reçu une première donation de la France d’un montant d’environ 635 000 dollars US. « Nous avons confiance dans la participation d’autres donateurs qui viendront soutenir notre travail au Yémen » a déclaré M. El Kouhene.